Montréal, Qc

Plein Air Interculturel

Adrienne Blattel

Qu’est-ce qui manquait à votre avis dans la communauté de plein air ?

Il manquait de diversité sur les sentiers, dans les parcs et dans les clubs de plein air; ils ne reflétaient pas la riche diversité d’une grande ville comme Montréal. En observant et en faisant des recherches, j’ai découvert qu’il existe de nombreux obstacles qui empêchent les nouveaux Canadiens de participer à des activités en plein air : des moyens financiers limités, le transport, l’équipement, un manque d’expérience ou tout simplement un manque d’information sur certaines activités, par exemple la raquette. L’hiver peut être un temps particulièrement déprimant pour les nouveaux Canadiens aussi.

Comment Plein air interculturel résout-il ce problème ?

Le programme Plein air interculturel offre des sorties accessibles et abordables (ou carrément gratuites) pour les débutants. La plupart du temps, les participants n’ont pas besoin de matériel personnel, de voiture, ni même d’expérience. Les sorties se font en groupe pour permettre aux participants de se faire de nouveaux amis et de profiter du plein air par eux-mêmes par la suite. Nous offrons également un cours d’initiation aux sports d’hiver pour que des adultes novices puissent essayer le ski de fond, le patin et la raquette directement à Montréal. J’envoie aussi des suggestions de sorties pour que les gens découvrent des clubs et des activités qu’ils ne connaissent pas.

Qui participe à vos événements ?

 La plupart des participants sont des adultes et ils ont tous deux choses en commun : ils sont très ouverts d’esprit et ils adorent être dehors en nature. Ils viennent de partout dans le monde, la plupart étant des nouveaux Canadiens dont certains sont au Canada depuis à peine deux jours et d’autres, depuis plus de 15 ans. Les participants comprennent des demandeurs d’asile, des détenteurs d’un visa de travail temporaire, des résidents permanents et des étudiants internationaux. Nos activités sont ouvertes à tous les Montréalais, alors nous accueillons parfois aussi des gens d’ici.

Quels sont les talents requis pour être entrepreneur dans le domaine du plein air ?

J’ai gagné en confiance lorsque je me suis mise à organiser des sorties de kayak. En travaillant au sein d’un organisme à but non lucratif œuvrant dans le développement communautaire, j’ai appris à remplir des demandes de subvention et à réaliser des projets. J’ai obtenu du soutien des programmes d’entrepreneuriat de Montréal pour m’aider à considérer la faisabilité d’un projet et à bien cibler mon public. La chose la plus importante pour moi a été de suivre ma passion; tout le reste s’est produit naturellement parce que je suis vraiment motivée.

 

Que voulez-vous dire aux gens à propos de Plein air interculturel ?

Pour trouver les produits de première nécessité et remplir des formulaires, les nouveaux Canadiens doivent aussi se constituer un réseau social fort, maintenir une bonne forme physique et mentale et, de façon générale, être heureux et motivés. En participant à des activités récréatives en plein air au sein d’un groupe, ils peuvent obtenir tout ça; les participants rencontrent même parfois des personnes qui peuvent les aider à trouver du travail. J’aimerais aussi que les gens sachent à quel point c’est incroyablement important de donner à la cause. Les donateurs aident des nouveaux Canadiens ayant des moyens financiers limités à participer à des activités, ce qui a un impact positif et direct sur leur bonheur et leur intégration.

 

Qu’est-ce qui est le plus précieux selon vous dans votre communauté ?

La diversité et l’ouverture d’esprit des participants. La fin de semaine dernière, mon partenaire de canot était un réfugié du Cameroun. Les chances de faire du canot avec une personne au parcours similaire dans tout autre contexte sont minces.

 

Quels ont été vos plus grands défis ?

C’est difficile de trouver des façons de rendre les sorties abordables tout en fournissant un moyen de transport et du matériel pour tout le monde. Je dois faire de nombreuses campagnes de financement pour y arriver, et le financement est toujours incertain d’année en année. Je passe aussi beaucoup plus de temps que je le pensais à entrer en contact avec de nouveaux participants.

 

Quand et où êtes-vous la plus heureuse ?

Quand je suis dehors, en particulier avec ma famille, mes amis et des participants extraordinaires.

 

Quelle est votre plus grande réussite à ce jour ?

La concrétisation de ce projet ! C’est mon bébé ! J’adore en parler.

 

Quelle est votre définition de la journée parfaite dehors ?

L’exploration en kayak d’une rivière de classe II près de chez moi avec mon mari Fred, le tout suivi d’une crème glacée. En hiver, j’adore faire du ski de haute route avec mes amis sur les pistes des Laurentides, le tout suivi d’un bon bol de soupe phô.

 

Quelle est votre devise ?

Je vais où ma motivation me mène !

 

Quelle est votre destination de rêve ?

La Sibérie figure sur ma liste ! J’aimerais bien trouver un voyage de ski de fond de refuge en refuge à faire là-bas.

 

Ce qui vous inspire :

Je vais marcher sur le mont Royal, à Montréal. Le simple fait d’être entourée de nature et de verdure me rend calme et m’aide à voir clair.

 

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